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22 avril 2019

Aaron Copland...

Aaron Copland, né le 14 novembre 1900 à Brooklyn (New York) et mort le 2 décembre 1990 à Tarrytown (New York), est un compositeur, écrivain sur la musique, pianiste et chef d'orchestre américain.

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Aaron Copland naît dans une famille juive d'émigrés venus de Lituanie. Son père, Harris Kaplan, a émigré alors qu'il était adolescent et a anglicisé son nom. Sa mère, Sarah Mittenthal, est arrivée petite fille aux États-Unis et a grandi d'abord dans le Midwest, au Texas, avant de s'installer à New York en 1881. Après le mariage, le couple vécut au-dessus de son magasin à Brooklyn.

Sa sœur Laurine l'initie au ragtime, à l'opéra et lui donne les bases du jeu au piano1. Aaron étudie ensuite, dès onze ans, le piano avec Leopold Wolfsohn. Entre 1913 et 1917, il travaille Mozart, Beethoven et Chopin. Il travaille la théorie avec Victor Wittgenstein (1917–1919) et Clarence Adler (1919–1921)1. Dans la même période (1917 à 1921), il prend des leçons d'harmonie, de théorie et de composition avec Rubin Goldmark, un célèbre professeur et compositeur américain. Goldmark a donné au jeune Copland une solide formation, spécialement dans la tradition allemande. En outre il assiste à des représentations d'Isadora Duncan et des Ballets Russes1 et fréquente les bibliothèques à la recherche des partitions américaines et européennes. Sa Sonate pour piano (1921), est composée pour le diplôme couronnant ses études avec Goldmark, et sa première publication, toujours pour piano, The Cat and the Mouse, paraît en 1920.

Aaron Copland passe l'été de 1921 au Conservatoire américain de Fontainebleau, en France, où il suit l'enseignement de Paul Antonin Vidal (composition) et Albert Wolff (direction d'orchestre)1, puis de 1921 à 1924 l'enseignement de Ricardo Viñes (piano). C'est là qu'il rencontre Nadia Boulanger, de loin son professeur le plus important : « Je compris immédiatement que j'avais trouvé mon maître » écrira-t-il. C'est auprès d'elle qu'il se forme à la composition, comme pratiquement tous les compositeurs américains de sa génération et des suivantes. Il fréquente les après-midi littéraires (Wednesday teas) où il rencontre André Gide, dont les livres marquent beaucoup le jeune Copland1. Sous la tutelle de Boulanger, il écrit sa première œuvre pour orchestre, Grohg, un ballet achevé aux États-Unis.


De retour aux États-Unis en 1924, Aaron Copland donne les créations de ses premières œuvres grâce au soutien de Boulanger : Symphonie pour orgue et orchestre (1925), par Walter Damrosch et Nadia Boulanger ; Music for the theater (1925) et Concerto pour piano et orchestre (1927), par Serge Koussevitzky et l'Orchestre symphonique de Boston. Ce concerto fait scandale du fait de l'insertion d'éléments issus du jazz. Copland restera lié toute sa vie à l'Orchestre symphonique de Boston ainsi qu'aux activités de la fondation Koussevitzky. Le chef d'orchestre créera une douzaine d'œuvres du musicien.

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Il fonde en 1928 les Copland-Sessions Concerts à New York. Il s'agit de séries de concerts destinés à promouvoir la jeune musique américaine. Ces sessions perdureront jusqu'en 1931. De 1932 à 1933 il dirige le Festival de musique contemporaine de Yaddo, dans l’État de New York, tout en continuant une carrière de pianiste, chef d'orchestre et pédagogue. C'est là qu'il connaît ses premiers grands succès en tant que compositeur.

En 1938, il accepte d’écrire pour la troupe de Lincoln Kirstein2, Ballet Caravan, un ballet retraçant la vie de Billy the Kid, le bandit américain. C’est le premier western exprimé en langage musical. Véritable spectacle cinématographique par son impétuosité et sa vivacité, il raconte la légende d'un innocent garçon qui tourne au hors-la-loi sous l'effet de la violence des mœurs et de la vie des pionniers américains. Copland cite toujours partiellement des chants de cow-boys authentiques, comme The Old Chisholm Trail, The Dying Cowboy ou Old Paint. L’équilibre entre le comique et le pathétique, le mélodrame et la tragédie y est remarquable. La Suite — qui couvre les deux tiers du ballet — crée une intensité qui dépasse de loin les exigences de la chorégraphie quant au pittoresque. Elle doit sans doute en grande partie son côté passionné à la sympathie toute particulière que Copland vouait, en tant qu’homosexuel, à ce réprouvé de la société.

Deux de ses pièces les plus célèbres sont composées durant la période de la Seconde Guerre mondiale : Fanfare for the Common Man écrites pour cuivres et percussions en 1943, ainsi que Appalachian Spring, composée pour un ballet en 1943. La version originale de cette dernière œuvre, écrite pour un orchestre de chambre composé de 9 cordes, une clarinette, un basson et une flûte, fut plus tard réécrite pour orchestre symphonique.

En 1949, il remporte l'Oscar de la meilleure musique de film pour L'Héritière et, en 1951, il est lauréat du prix de Rome américain (Rome Prize) en composition musicale.

Il fut une des victimes du maccarthysme et inscrit sur la liste noire du cinéma.

À partir des années 1950, Copland, ayant découvert la musique de Webern et de Boulez, commence à s'intéresser au sérialisme, type d'écriture auquel il s'était déjà succinctement intéressé avec ses Variations pour piano de 1930, en prenant « les grandes lignes de la théorie pour les adapter à [ses] propres besoins. (…) C'était donc un nouveau moyen de déplacer les sons qui avait, pour un compositeur, un effet régénérant sur son approche et sa technique » (Copland). Ainsi, à partir de cette époque, beaucoup d'œuvres de Copland seront marquées par l'écriture sérielle, comme son Quatuor pour piano et cordes (1950), sa Fantaisie pour piano (1955-57), et peut-être ses deux plus grands chefs-d’œuvre : Connotations (1961-62) et Inscape (1967), pour orchestre. Connotations fut créé le 23 septembre 1962, par l'un de ses amis, le compositeur et chef d'orchestre Leonard Bernstein et l'Orchestre philharmonique de New York lors du premier concert télévisé de l'histoire. Cette œuvre particulièrement austère choqua fortement les téléspectateurs américains.

Cependant, Copland continuera à écrire des œuvres à tendance « néo-classique » jusqu'à la fin de sa carrière, parmi lesquelles Old American Songs (1950-52), son opéra The Tender Land (1952-54), ou encore Three Latin American Sketches (1959-71).

Au début des années 1970, Copland sera victime de la maladie d'Alzheimer et s'arrêtera alors de composer. Étrangement, il poursuivra toutefois sa carrière de chef d'orchestre jusqu'en 1983.

Il aimait dire que sa musique était destinée avant tout à des mélomanes.


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02 janvier 2019

Greenwich Village...

Greenwich Village, ou The Village comme l'appellent la plupart des New-Yorkais, est un quartier essentiellement résidentiel de la ville de New York, situé dans le sud-ouest de l'arrondissement de Manhattan.

 

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Localisation

The Village est entouré par Broadway à l'est, le fleuve Hudson à l'ouest, Houston Street au sud, et la 14e rue au nord. Les quartiers qui l'entourent sont East Village à l'est, SoHo au sud, et Chelsea au nord. Le village de Greenwich était mieux connu sous le nom de Washington Square au XIXe siècle, et East Village, qui était autrefois connu sous le nom Bowery ou Lower East Side, est de temps en temps mentionné comme faisant partie de Greenwich Village. Il est cependant considéré comme un quartier voisin.

Le nom des lieux à New York change, en raison de l'influence des promoteurs immobiliers, des autorités locales, ou tout simplement parce qu'un nom ne convient plus à ses habitants. Un nom ne change qu'à la condition que les résidents de la ville l'adoptent collectivement, ce qui prend des années lorsque, par un processus informel d'acceptation consensuelle si l'usage est admis, - comme dans le cas des constitutions coutumières par exemple -, le terme devient nécessaire à la cohérence de l'ensemble.
En revanche, la dénomination « Clinton » constitue une exception à la règle car n'a jamais été acceptée par la plupart des habitants du Village bien qu'adoptée. De même, les résidents de New York se réfèrent rarement à la Sixième avenue comme Avenue of the Americas. Un nouveau nom de quartier peut être controversé, comme peuvent l'être la perception de ses limites.

Plan du quartier

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Par le passé, Greenwich Village était, comme son nom l'indique, un petit village rural avant d'être englobé par New York. De ce fait, la disposition de ses rues ne coïncide pas avec la majeure partie du plan cadastral en forme de grille de Manhattan (établi d'après le Commissioners' Plan de 1811). Greenwich Village a été autorisé à maintenir le modèle de son tracé de rues quand le plan a été mis en application, ce qui a eu pour effet de conserver une disposition qui tranche avec la structure ordonnée d'autres parties de la ville. Plusieurs rues sont étroites et on retrouve des virages à la place de carrefours à angles droit. De plus, à la différence de la majeure partie de Manhattan, les rues du Village portent des noms plutôt que des numéros. Il existe bien quelques rues numérotées mais la numérotation ne se conforme pas toujours au modèle du reste de la ville et elle ne se poursuit pas dans les quartiers voisins. Par exemple, la 4e rue Ouest rejoint la 12e rue Ouest au nord du quartier.

Histoire

Origines

Greenwich Village se situe sur une ancienne zone marécageuse. Au XVIè siècle, les Améridiens l'appelaient Sapokanikan (« champ de tabac »).

Les premiers colons hollandais défrichèrent le site vers 1630 et le transformèrent en pâturage, avant de le nommer Noortwyck. Lorsque les Anglais firent la conquête de New Amsterdam en 1664, Greenwich Village, alors simple hameau, s'était développé séparément et à plus de trois kilomètres de Manhattan, qui était déjà plus grande et connaissait une croissance rapide. Le hameau devint officiellement un village en 1712 et sa première référence en tant que « Grin'wich » dans les archives de la ville date de 1713. En 1822, une épidémie de fièvre jaune s'abattit sur New York et poussa les résidents à s'installer à Greenwich Village, où l'air était plus sain. Après cela, beaucoup décidèrent d'y rester.

 

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Bohème

Greenwich Village est connu dans le monde comme un des bastions de la culture artistique et d'un mode de vie bohème. Le quartier est réputé pour son pittoresque, ses artistes et sa culture alternative. En raison des attitudes progressistes de ses résidents, le Village a traditionnellement été le point central de nouveaux mouvements politiques, artistiques ou culturels. Cette tradition d'enclave avant-gardiste et de culture alternative remonte au début du xxe siècle et s'appuie à l'époque sur le développement de petites imprimeries, de galeries d'art et d'un théâtre expérimental.

Après la Seconde Guerre mondiale, Greenwich était fréquenté par les peintres de l'expressionnisme abstrait. En 1947, le Living Theatre est fondé et devient l'une des principales scènes du théâtre d'avant-garde. The Village Voice, un journal d'investigation, est fondé en 1955.

Pendant l'âge d'or de la culture bohémienne, Greenwich Village est devenu célèbre pour ses personnages excentriques, tels que Joe Gould (décrit plus tard par Joseph Mitchell), le poète Maxwell Bodenheim (1893 - 1954), qui fut l'auteur d'un ouvrage intitulé Nu sur des patins à roulettes, avant de mourir assassiné par l'amant de sa femme. Aussi bien que ses greats initiés par Eugene O'Neill. L'esprit de rébellion politique était alimenté par le journaliste activiste John Reedcommuniste de la première heure, mort en 1920, et enterré au Kremlin à Moscou. Dans un registre plus original encore, on pourra également citer Marcel Duchamp, artiste franco-américain aux tendances anarchistes et ses amis qui lâchèrent dans le ciel des ballons du haut de l'arche de Washington Square, proclamant ainsi la fondation de la « République indépendante de Greenwich Village ».

The Village devint encore important pour la scène de Bohème pendant les années 1950, quand la Beat Generation y focalisa son énergie. Voulant échapper à ce qu'elle ressentait comme un conformisme social oppressant, une collection d'écrivains, de poètes, d'artistes et d'étudiants en quête de liberté se dirigea vers Greenwich Village. Ce furent les précurseurs de la scène hippie d'Haight-Ashbury à San Francisco de la décennie suivante. Le Village et la ville New York ont joué plus tard des rôles centraux dans les œuvres de Jack KerouacAllen Ginsberg, et William S. Burroughs, entre d'autres.

Musique

Greenwich Village a joué un rôle important dans le développement de la scène de la musique folk dans les années 1960. Trois des quatre membres des The Mamas and the Papas se sont réunis là. L'un des résidents du VillageBob Dylan, était l'un des premiers compositeurs populaires de chansons du pays4, et souvent les créations new-yorkaises influençaient directement le mouvement Folk rock de San Francisco, et ce dans les deux sens. La photo de couverture de l'album de Bob Dylan : The Freewheelin' Bob Dylan, sorti en 1963 a d'ailleurs été prise au Village.

On dénombre aussi de nombreux clubs musicaux dans le Village, comme surement un des plus célèbres, le Village Vanguard.

Lors d'un voyage en 1964, Johnny Hallyday découvrit les deux guitaristes qu'il cherchait depuis longtemps. Joey Gréco et Raph Dipettro jouaient au Trudi Hiller Club. Il les fit venir en France pour former son futur groupe Joey and the Showmen.

La douzaine d'autres icônes culturelles et populaires ont fait leurs débuts dans le nightclub du Village, le théâtre, et coffeehouse scene, scène d'un café pendant les années 195060, et le début des 70. Le Greenwich Village des années 1950 et 60 était au centre du livre de Jane Jacobs Déclin et survie des grandes villes américaines, où elle l'a défendu ainsi que les communautés semblables, en même temps qu'elle critiquait la politique de rénovation urbaine de son époque. C'est dans l'un des hôtels de Greenwich que Sid Vicious fut retrouvé mort.

Mouvement gay

Ces dernières années, le Village a maintenu son rôle de centre contestataire défiant la culture des États-Unis au sens large. Par exemple, son rôle dans le Mouvement de libération gay. Dès les années 1920, on y trouve des établissements ouvertement homosexuels, notamment le Eve’s Hangout tenu par Eva Kotchever en 1925-1926. En 1969, les émeutes de Stonewall dans Christopher Street marquent le début du mouvement de libération gay aux États-Unis5 et dans le monde entier. La plus ancienne librairie spécialisée dans les parutions gays et lesbiennes, le Oscar Wilde Bookshop, a été créée à Greenwich Village en 1967. Ainsi, le terme de « Village » devient bientôt un terme générique associé au mouvement gay (on parle en anglais de « gay villages » pour désigner des quartiers où vivent des communautés homosexuelles). Le groupe disco Village People y a débuté. Dans les années 1980 d'autres artistes gays investissent le quartier pour développer leur art, notamment Nelson Sullivan qui pratique l'art vidéo et, par ce biais, l'autoportrait.

De nos jours

De nos jours, artistes et historiens locaux déplorent la disparition de la culture bohème du quartier, en raison principalement de l'explosion des prix de l'immobilier. Les artistes ont déménagé depuis longtemps à Williamsburg dans l'arrondissement de Brooklyn, à Long Island, et dans le New Jersey. Néanmoins, les résidents de Greenwich Village possèdent toujours une identité communautaire forte et sont fiers de l'histoire unique et de la renommée de leur quartier. Son style de vie, fait de liberté et d'insouciance, son caractère unique et différent est ressenti tellement fortement par ses résidents que nombre d'entre eux ne vivraient nulle part ailleurs. Il est ainsi parfois dit ironiquement qu'ils sont incapables de situer New York précisément, à part de manière floue : « en dehors de la ville (le Village), quelque part vers le Nord de la 14e rue. »

Universités

Greenwich Village accueille le campus principal de l'université de New York (NYU), The New School, l'université Yeshiva et la Benjamin N. Cardozo School of LawCooper Union est située dans un quartier voisin à l'Est du Village.

Sport et espaces verts

Le parc historique Washington Square Park est au cœur du quartier. Le Village en possède plusieurs autres, plus petits, parmi lesquels Father Fagan, Minetta Triangle, Petrosino Square, Little Red Square, et Time Landscape. Il compte également des terrains de jeux urbains, avec Desalvio, Minetta, Thompson Street, Bleecker Street, Downing Street, Mercer Street et William Passannante Ballfield. Le plus célèbre d'entre eux est The Cage, dont le nom officiel est West 4th Street Courts. Se situant au bout de la station de métro de la West 4th Street en provenance de la 6th Avenue qui sert les lignes A-B-C-D-E-F-V, le terrain est facilement accessible aux joueurs de basket-ball et de handball américain en provenance de tout New-York. The Cage est devenu l'un des sites les plus importants de tournoi d'amateurs de basket-ball de rue, le streetball.

Spectacles

 

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Le Village possède également une vie artistique animée. Il possède en effet de nombreux théâtres expérimentaux dits Off-Broadway et d'avant-garde dits Off-Off-Broadway. À titre d'exemple, le collectif d'artistes contemporains Blue Man Group, qui a notamment tourné des publicités pour IBM a élu domicile au Astor Place Theater (en). Le club de jazz Village Vanguard accueille certains des plus grands noms de la discipline de façon régulière. Les clubs de comédie valorisent aussi bien le Village, y compris The Boston et Comedy Cellar, où beaucoup de comiques du stand-up américains ont fait leurs débuts.

Halloween

Chaque année, le 31 octobre, Greenwich Village accueille la New York's Village Halloween Parade, un défilé se déroulant sur plus d'un kilomètre, où se mêlent gens déguisés, mimes, drag queensexhibitionnistes, marionnettes et animaux. L'évènement attire chaque année près de deux millions de visiteurs, venus de tous les États américains pour exposer fièrement leurs déguisements ou eux-mêmes admirer les défilés. Les déguisements présentés pendant la parade par des professionnels et des amateurs ont parfois nécessité plusieurs mois de travail.

Presse

Plusieurs publications ont des bureaux dans le Village, le plus notable est le journal du week-end The Village Voice.

Témoignage

Sullivan Street était l'adresse du parrain Vincent Gigante, de la Famille Genovese. Résident de longue date, peu avant de mourir dans une prison fédérale, il confia à un camarade de cellule que « Greenwich Village est le meilleur endroit des États-Unis » (« Greenwich Village is the greatest place in the U.S. »)

Témoin de l'esprit de liberté qui flottait dans le quartier à l'époque de la prohibition, le Chumley's, au 86 Bedford street, invite les nostalgiques sur la trace des speakeasys. Sa décoration est d'époque, aucune enseigne extérieure n'indique donc la présence du bar, discrétion oblige. L'établissement est même doté d'une sortie secrète par l'arrière qui donne sur Barrow Street. Ceci permettait aux clients de quitter les lieux rapidement et en toute discrétion en cas de descente de police.

Univers de fiction

  • Entre 1994 et 2004, la sitcom de NBCFriends a pour décor le Village, bien que cela soit filmé et produit à Burbank en Californie. Les scènes extérieures de l'immeuble où se situe l'appartement de Monica est réellement situé au 90 Bedford Street, dans l'ouest de Greenwich Village6.
  • Dans la série télévisée de HBO Sex and the City, l'appartement de Carrie Bradshaw se trouve au 66 Perry Street.
  • Les personnages de la sitcom Aline et Cathy (Kate & Allie) de CBS ont partagé un ancien immeuble de style « brownstone » à Greenwich Village dans la majorité des épisodes du milieu des années 1980.
  • Le personnage Docteur Strange de Marvel Comics vient du Village.
  • Le film 30 ans sinon rien avec Jennifer Garner parle d'une fille réalisant le souhait pour son anniversaire d'être plus âgée (il s'agit d'une version moderne de Big). Le film inclut une scène où le personnage principal veut retrouver un garçon de son passé. Lorsqu'elle demande à sa secrétaire où le garçon vit actuellement, celle-ci lui répond « The Village », rendant confuse le personnage principal, qui conserve toujours son comportement et pensées d'une fille de 13 ans dans un corps d'adulte. La secrétaire est obligée de clarifier en ajoutant « …Greenwich…Village ».
  • L'heroïne du roman Journal d'une princesse de Meg CabotMia, habite avec sa mère dans une ancienne caserne de Greenwich Village.
  • Kinky Friedman a résidé dans le Village qu'il utilise dans ses romans.
  • RUEHL no. 925 (ancienne marque du groupe Abercrombie & Fitch) a inventé son concept en se basant sur un tanneur Allemand qui établit sa boutique au Greenwich Village, à l'adresse no 925.
  • En 2007, Julie Taymor choisit Greenwich Village pour le tournage de son film Across the Universe.
  • Dans le film Men in Black 2 , l'agent chargé de l'accueil des nouveaux extraterrestres leur précise qu'ils doivent rester cacher la nuit mais qu'ils peuvent sortir le jour dans Greenwich Village.
  • Dans le livre Une irrésistible envie de sucré de Meg Cabot, le personnage principal Heather Wells vit en colocation dans une maison de Greenwich Village.

 

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23 juin 2018

Moby...

Richard Melville Hall, plus connu sous son nom de scène Moby, né le 11 septembre 1965 à New York, est un auteur-compositeur-interprète, chanteur, musicien, producteur, DJ et photographe américain. Multi-instrumentiste, il chante, joue de la guitare, des claviers, de la basse et des percussions. L’artiste aborde, à travers la musique électronique, une multiplicité de genres musicaux où il puise son inspiration aussi bien dans la techno, que dans le blues ou le rock.

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Moby est l'une des figures emblématiques de la Dance music des années 1990 dans le monde. Il a vendu plus de 20 millions d'albums à travers le monde. Artiste engagé, il est aussi connu pour son véganisme, sa défense des droits des animaux et ses opinions démocrates.

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Avant d’avoir acquis sa notoriété actuelle, Moby a produit sa musique sous différents pseudonymes tels que Voodoo Child, Barracuda, UHF, The Brotherhood, Schaumgummi, DJ Cake, Lopez, Brainstorm & Mindstorm ou The Pork Guys. Ses premiers succès comme Go en 1990 et l'album Everything is Wrong en 1995 l'ont fait connaître dans le milieu des musiques électroniques comme la techno ou l'ambient. Après une période tournée vers le punk rock, son succès international débute avec l'album Play en 1999 tourné vers l'electronica et le downtempo, composé de succès tels que Porcelain, Natural Blues et Why Does My Heart Feel So Bad ? et vendu à 10 millions d'exemplaires dans le monde. Il est suivi par 18 en 2002 qui poursuit cette même sonorité et est vendu à 5 millions d'exemplaires dans le monde. Il se penche vers le rock alternatif pour Hotel en 2005, vendu à 2 millions d'exemplaires. Il retourne à ses débuts dance avec Last Night en 2008 et à l'ambient avec Wait for Me en 2009. Après ses albums Destroyed en 2011 et Innocents en 2013, il a créé en 2016 un groupe engagé nommé The Void Pacific Choir.

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Il a collaboré, produit et remixé avec des artistes mondialement connus tels que David Lynch, New Order, The B-52's, Brian Eno, Metallica, Soundgarden, The Prodigy, David Bowie, Ferry Corsten, Mylène Farmer, Sinéad O'Connor, Public Enemy, Plastikman, The Rolling Stones, Daft Punk, Pet Shop Boys, Skylar Grey, Jean-Michel Jarre, etc.

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17 juin 2018

Noho...

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NoHo, pour North of Houston Street, par opposition à SoHo, est un quartier de l'arrondissement de Manhattan à New York.

Il est délimité au sud par Houston Street, au nord par Astor Place, à l'est par Bowery et à l'ouest par Broadway. NoHo est coincé entre Greenwich Village et l'East Village. Ce quartier relativement restructuré depuis quelques années possède comme SoHo, mais dans une moindre mesure, des fameux Iron Buildings.

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C'est un quartier de restaurants, et de bars, une zone tampon relativement tranquille entre les deux villages qui le bordent.

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40° 43′ 43″ N, 73° 59′ 33″ O

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12 juin 2018

Columbia University...

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L'université Columbia (officiellement Columbia University in the City of New York ou tout simplement « Columbia ») est une université privée située dans le quartier de Morningside Heights, au sein de l'Upper West Side, dans le nord-ouest de l'arrondissement de Manhattan, à New York (États-Unis). Fondée en 1754, elle est l'un des plus anciens établissements d’enseignement supérieur aux États-Unis et fait partie du groupe de l'Ivy League regroupant les huit universités les plus anciennes et les plus célèbres du pays.

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Columbia est l'une des universités les plus sélectives et prestigieuses du monde. Le taux d'admission était de 5,5 % en 2018, comparable à ceux d'Harvard, Princeton ou Stanford. Classée première aux États-Unis pour la recherche, elle figure au sixième rang mondial (4e aux États-Unis) du classement CUWR des 1 000 meilleures universités mondiales et au huitième rang mondial du Classement Shanghai des universités.

Columbia est l'université comptant le plus de Prix Nobel parmi ses alumni et son corps enseignant au monde. 101 Prix Nobel sont affiliés à Columbia comme anciens étudiants, professeurs ou membres du personnel, plus que toute autre institution de recherche ou université au monde. En outre, trente-quatre chefs d’État, dont le président Barack Obama, plus de vingt-cinq milliardaires vivants ou encore vingt-neuf récompensés aux Oscars sont sortis de ses rangs.

L'université administre chaque année le prix Pulitzer.

 

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1754-1784 : King's College
L'université Columbia fut fondée en 1754 sous le nom de King’s College par une charte émanant du roi d'Angleterre George II. C'est ainsi la plus vieille institution d'éducation supérieure dans l'État de New York. Lors de sa fondation, une polémique opposa les anglicans aux presbytériens. Pour les anglicans, l'université devait être clairement liée à l'église coloniale. La présidence devait être attribuée à un anglican et les services religieux se conformer à la liturgie anglicane. Les presbytériens refusaient ce lien institutionnel redoutant qu'elle ne devienne un lieu de prosélytisme anglican.

En juillet 1754, Samuel Johnson (1696-1772), philosophe et éducateur, donne ses premiers cours dans la nouvelle école à côté de Trinity Church, située sur l'actuelle Broadway à Manhattan. Il n'y avait alors que huit étudiants dans la classe. En 1767, le King's College (« Collège du Roi ») établit la première école de médecine aux États-Unis. La guerre d'indépendance américaine provoque l'interruption de l'enseignement pendant huit ans.

Bâtiment large, environ 5 étages à la façade marquée par 14 imposantes colonnes, d'une hauteur d'environ trois étages
Butler Library, bibliothèque centrale de Columbia.


1784-1896 : Columbia College
En 1784, après la guerre d'indépendance, l'établissement retrouve son activité et est rebaptisé Columbia College en l'honneur de l'indépendance acquise. Durant ses premières années d’existence, des élèves aussi prestigieux qu’Alexander Hamilton, John Jay, Gouverneur Morris, ou Robert R. Livingston ont fréquenté les bancs de Columbia.

En 1849, le collège déménage de Park Place vers la 49e rue et Madison Avenue, où il reste pendant 50 ans. Le département de droit est fondé en 1858. La première école des mines du pays, ancêtre de la Fu Foundation School of Engineering and Applied Science est établie en 1864. L'école de médecine (1891) et celle des maîtres (1893) suivirent.

Depuis 1896 : Columbia University

Low Memorial Library, sur le campus de Columbia, 1896.
En 1896, le campus change à nouveau de nom et devient « Columbia University in the City of New York » afin de pouvoir différencier l’institution undergraduate (datant de la fondation) de l’université dans son ensemble. En effet, celle-ci comprenait à l’époque, outre Columbia College, une école undergraduate (cycle d'études court) d’ingénierie et des filières graduate (cycle d'études long) en sciences, ingénierie, médecine, droit, éducation, commerce, science politique et philosophie. Dans le même temps, le campus change de localisation et se fixe dans le quartier Morningside Heights, au sein de l'Upper West Side et à proximité de Central Park.

En 1893, les Columbia University Press sont fondées et on compte parmi ses plus prestigieuses publications la Columbia Encyclopedia (1935), et la Columbia Lippincott Gazetteer of the World (1952).

En 1902, le magnat new-yorkais de la presse Joseph Pulitzer fait don d'une grande somme d'argent à l'université pour que soit fondée une école de journalisme, qui voit le jour en 1912 (Graduate School of Journalism). L’école de journalisme gère depuis l’attribution des prix Pulitzer.

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De 1948 à 1953, Dwight Eisenhower est président de l'université avant de devenir président des États-Unis.

En 1968, des protestations ont lieu sur le campus contre la guerre du Vietnam.

L’université Columbia est aujourd'hui reconnue comme l'une des plus prestigieuses universités au monde et son intégration par les étudiants est l'une des plus sélectives du pays. Le campus occupe six blocs et couvre environ 132 000 m2 dans Morningside Heights, un quartier nord situé dans l'Upper West Side de Manhattan. Il existe un autre campus de l'université plus au nord, uniquement destiné à la médecine, dans le quartier de Washington Heights. Columbia est ainsi le troisième plus important propriétaire foncier à New York après la municipalité et l'Église catholique romaine. Elle est également l'un des principaux employeurs de Manhattan.

 

Columbia University in the City of New York

Double Discovery Center works with low-income and first-generation college-bound youth in New York City to ensure high school graduation and college completion.

https://www.columbia.edu

 

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30 janvier 2018

Charging Bull...

Le taureau de Wall Street (en anglais Charging Bull, Wall Street Bull ou Bowling Green Bull) est une sculpture en bronze de l'artiste Arturo Di Modica située au Bowling Green Park près de la bourse de New York (Wall Street) aux États-Unis.

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La fabrication de la sculpture de bronze a coûté 360 000 USD à l’artiste Di Modica. Elle a été installée par son auteur en face de la Bourse de New York après le Krach boursier de 1987, comme un symbole de la « force et la puissance du peuple ». Elle a été installée sans autorisation préalable de la ville, car ce n’était pas une idée de la ville mais une idée de l’artiste. Dans un acte de « l’art de la guérilla », Di Modica a transporté par camion sa sculpture du taureau le 15 décembre 1989 à Lower Manhattan. Il l’a déposée sous un arbre de Noël, face à la bourse de New York tel un cadeau de Noël pour les New Yorkais. La Police a aussitôt saisi la sculpture et l’a placée dans une fourrière. Le taureau de Wall Street n’a pas disparu longtemps, le New York City Department of Parks and Recreation lui a permis d’être transféré vers son emplacement actuel, sur la place du Bowling Green à deux blocs au sud de la Bourse1.

La sculpture pèse 3,2 tonnes, mesure 3,4 mètres de haut et 4,9 mètres de long. Selon l'artiste, la sculpture est le symbole de la force, du pouvoir et de l'espoir du peuple américain pour le futur. Il incarne les hausses de la bourse : en effet, les taureaux chargent toujours du bas vers le haut. À l’origine, l’expression « bullish » en anglais signifie hausse de la bourse. Le pied droit du taureau est dirigé vers l’avant, vers Wall Street, ce qui suggère qu’il est en mouvement, en mouvement financièrement. La tête baissée et les narines évasées signifient qu’il charge ; dans ce cas-ci, il charge dans la zone commerciale.

Dès le premier jour où la sculpture a été mise en place à Bowling Green, elle a obtenu un succès immédiat. C’est l’une des œuvres les plus photographiées de la ville de New York, les touristes posent constamment à ses côtés et aiment aussi l’escalader.

Une légende raconte que si vous grattez le nez, saisissez les cornes et les testicules du taureau, il vous apportera de la fortune. Les touristes se prêtent donc au jeu, ils se photographient en réalisant ces gestes et espèrent que cette légende soit vraie.

La statue appartient à Arturo Di Modica et non à New York : elle bénéficie, en théorie, d'un permis autorisant son exposition temporaire sur la propriété de la ville. Les expositions d'œuvre d'art temporaires sont normalement limitées à un an, ce permis ayant été délivré en 1989, elle devrait normalement avoir disparu de Bowling Green Park mais elle est devenue une destination touristique et est considérée par les autorités et la population New-Yorkaise comme étant un monument permanent de la ville.

En 2004, l'artiste annonce que la statue est à vendre à condition que l'acquéreur s'engage à ne pas la déplacer de Bowling Green Park.

Broadway & Morris St, New York, NY 10004, États-Unis

 

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07 janvier 2018

Radio City Music Hall...

Le Radio City Music Hall  est une salle de spectacle située dans le Rockefeller Center dans le quartier de Midtown à New York (40° 45′ 35″ nord, 73° 58′ 45″ ouest). C’est dans ce lieu que se produisent notamment The Rockettes, groupe de danse féminin qui existe depuis 50 ans. On y organise chaque année à l’époque de Noël le Radio City Christmas Spectacular, l’un des shows les plus regardés aux États-Unis.

 

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Le Radio City Music Hall fait partie du Rockefeller Center, un complexe de 14 bâtiments voulu par le magnat du pétrole, John Davison Rockefeller (1839-1937). Ses intérêts rencontrèrent ceux de la Metropolitan Opera Company qui cherchait alors à quitter le Garment District depuis le début des années 1920 : il était décidé que le Rockefeller Center comprendrait un opéra. Le krach de 1929 et la Grande Dépression qui s'ensuivit, firent revoir les ambitions du projet à la baisse : il n'était plus question de construire l'opéra. Des chaînes de radio s’installèrent au Rockefeller Center qui fut bientôt surnommé « Radio City. » Ce nom provient du premier locataire du complexe, la Radio Corporation of America. La NBC ouvrit ses studios dans le GE Building, situé au sud du Radio Music City Hall.

 

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Surnommé Showplace of the Nation, le Radio City Music Hall était le projet de Rockefeller, de Samuel Roxy Rothafel, créateur du Roxy Theater en 1927 et de David Sarnoff. La salle fut conçue par Donald Deskey et ouvert au public le 27 décembre 1932, avec un spectacle auquel participèrent Ray Bolger et Martha Graham. Mais la salle n'eut pas le succès escompté par ses créateurs. Le 11 janvier 1933, le premier film diffusé sur un grand écran fut La Grande Muraille (The Bitter Tea of General Yen) avec Barbara Stanwyck.

La grande scène, large de 43 mètres et profonde de 20, ressemble à un soleil couchant. Son système d’ascenseur, très sophistiqué, a été copié par l’U.S. Navy pour les systèmes hydrauliques équipant les porte-avions de la Seconde Guerre mondiale. La légende raconte que des agents gouvernementaux surveillaient les caves de l’immeuble afin de conserver cette suprématie technologique. L'intérieur du Radio City Music Hall fut déclaré City landmark en 1978.

La décoration intérieure est basée sur des formes géométriques, en verre, aluminium et chrome. L’architecte a refusé les fioritures rococo que l’on trouvait souvent dans les théâtres de cette époque, au profit d’un style Art déco contemporain. Radio City offre 5 933 places assises, ce qui en a fait le plus grand théâtre couvert au monde lors de son ouverture.

 

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Le Music Hall est le lieu de plusieurs événements : la cérémonie des Daytime Emmy Award, des Tony Awards, des MTV Video Music Awards et des Grammy Awards. La cérémonie de remise des diplômes du Hunter College et de l'université Pace se déroulent chaque année dans le bâtiment.

Ezra Winter est l'auteur de la peinture murale intitulée Quest for the Fountain of Eternal Youth, située au-dessus du grand escalier du hall. La salle des femmes a été décorée par Yasuo Kuniyoshi, celle des hommes par Stuart Davis. Paul Manship dessina les bas-reliefs des portes de l’orchestre. À l’extérieur, le long de la façade sud, Hildreth Meiere exécuta les bas-reliefs en métal représentant les arts du spectacle.

 

http://www.radiocity.com/

 

 

 

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30 décembre 2017

High Line...

La High Line connue aussi sous le nom de High Line Park est un parc linéaire urbain suspendu de l'arrondissement de Manhattan à New York, aménagé sur une portion (2,3 km) désaffectée des anciennes voies ferrées aériennes du Lower West Side. Inspirée de la Coulée verte René-Dumont, parc linéaire de 4,8 kilomètres du 12e arrondissement de Paris, en France créé en 1993, la High Line a été redessinée et plantée en voie verte et parc de sentier ferroviaire.

 

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La High Line Park est construite sur la portion sud désaffectée de la West Side Line allant jusqu'à Lower West Side. Elle passe par Gansevoort Street, 3 pâtés de maisons en dessous de la 14th Street, dans le Meatpacking District, à travers Chelsea jusqu'à la limite nord de West Side Yard sur la 34th Street près du Javits Convention Center. Un éperon clos s'étend au-dessus de 30th Street jusqu'à Tenth Avenue.

La réaffectation de la ligne ferroviaire en un parc urbain commença en 2006, avec l'inauguration de la première des trois sections en 2009 ainsi que la seconde en 2011. La 3e et dernière section ouvrit officiellement au public le 21 septembre 2014. Un bout infime au-dessus de Tenth Avenue et 30th Street est encore fermé depuis septembre 2014 mais ouvrira en 2017 une fois que le projet de Hudson Yards sera terminé. La High Line a stimulé le développement immobilier dans les quartiers qui se trouve le long de celle-ci. Le parc qui est géré par le New York City Department of Parks and Recreation, accueille chaque année près de 5 millions de visiteurs .

 

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En 1847, la ville de New York autorise les trains de fret à emprunter les chemins de fer se situant sur la chaussée. Pour des questions de sécurité, la compagnie des chemins de fer employa des hommes surnommé "West Side Cowboys" afin de tenir les chevaux et brandir les drapeaux face aux trains. Cependant, beaucoup d'accidents mortels vont se multiplier impliquant des trains, piétons et cavaliers (l’utilisation du cheval à cette époque était encore très importante) si bien que la Tenth Avenue deviendra "L'Avenue de la mort"

Après des années de débat public au sujet du danger rémanent, la ville, l’État de New York et la New York Central Railroad soumettent en 1929 le West Side Improvement Project, un important projet conçu par Robert Moses qui inclut également la construction de la West Side Elevated Highway . Le projet long de 21 kilomètres élimina 105 croisements de voies de chemin de fer se situant sur la chaussée et rajouta 13 hectares à Riverside Park, pour un coût estimé à plus de 150 000 000 US$ (environ 2 067 151 000 US$ aujourd'hui).

 

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Au début du xxe siècle les communications de Meatpacking District, le quartier des abattoirs de Manhattan sont saturées. Piétons, chevaux, carrioles, automobiles, camions, partagent la rue avec les trains qui circulent au beau milieu de la chaussée comme un banal tramway. Pour remédier aux gigantesques encombrements et aux nombreux accidents (la 10e rue est alors surnommée la rue de la mort), la construction d'une voie ferrée aérienne débute en 1930. Longeant l'Hudson River la voie ferrée traverse certains immeubles et dessert directement des entrepôts de la zone. Lors de la décennie 50-60 on observe le déclin du rail au profit de la route, les camions supplantent les trains et le trafic de la ligne décline. En 1980 le dernier train circule avec trois wagons de dindes congelées. Désaffectée, la ligne devient une friche industrielle urbaine envahie par les herbes folles. Dès 1979, l'architecte américain Steven Holl propose de réaménager les voies suspendues en jardin et les immeubles en lofts et logements sociaux .

La destruction parait inévitable, sous le mandat de Rudy Giuliani, l'administration municipale projette sa totale démolition. Mais en 1999 Joshua David et Robert Hammond, deux riverains de la zone, fondent « les Amis de la High Line », une association à but non lucratif dont le but est de sauver la structure de la démolition et de la réaffecter en équipement public de quartier. À l'instar de la promenade plantée parisienne, ils suggèrent un parc urbain suspendu. Forts de la mobilisation des habitants du quartier, l'association obtient le soutien du nouveau maire, Michael Bloomberg et en 2004 le financement de la ville est attribué.

 

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Malgré le délabrement de surface, les bases de la ligne sont saines : la structure portante en acier riveté est mise à nu, réparée et repeinte, les voies et l'ancienne chape de béton sont déposées. Pour permettre l'accès au public, de nombreux escaliers, passerelles et ascenseurs ont été aménagés à intervalles réguliers. Outre les plantations, des bancs, tables et terrasses sont implantées tout le long. Au croisement entre la 10e avenue et la 17e rue, un belvédère vitré surplombe la chaussée.

 La réhabilitation de la ligne de chemin de fer en un parc a permis une revitalisation de Chelsea, qui était devenu peu accueillant et dans une assez mauvaise condition au cours du xxe siècle4. Cela a également provoqué un réel développement des quartiers voisins de la Highline. Le maire Bloomberg a ainsi souligné que le projet Highline a participé à une sorte de renaissance des alentours : depuis 2009, ce sont plus de 30 projets qui ont été prévus ou qui sont en construction, et depuis 2016 plus de 11 projets sont en construction7. Le projet Highline a aussi provoqué une augmentation du prix de logements, qui sont ainsi 10% plus chers que ceux plus éloignés. Depuis l'ouverture du parc en 2009, on compte pas moins de 20 propriétés contre celui-ci qui furent vendues à 10 millions de dollars, et le prix moyen d'un appartement contre la Highline s'élève à quelques 6 millions de dollars. On estime également que la location d'un appartement contre le parc est plus de deux fois plus élevée que celle d'un même appartement deux rues plus loin.

La High Line est « le plus long toit vert du monde » puisqu’en plus de son aspect récréatif, il permet d'avoir jusqu'à 80 % de rétention des eaux de pluie, corrige l’effet d’îlot de chaleur et fournit de l’ombre, de l’oxygène ainsi qu’un lieu d'habitation pour les oiseaux et les insectes. La High Line est un lieu permettant une régénérescence de la nature à New York.

 

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S'élevant depuis l'intersection de Gansvoort Street et Washington Street à la 34e rue, la High Line dispose d'un mobilier urbain sobre entre les espaces verts, de mini-amphithéâtres et d'œuvres d'arts ; il existe pourtant seize interdictions indiquées sur une pancarte, dont ne pas rouler à bicyclette, mendier, promener son chien, consommer des boissons alcoolisées, cueillir les fleurs, écouter ou jouer trop fort de la musique, fumer ou encore jeter des détritus.

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17 décembre 2017

Playbill...

Image illustrative de l'article Playbill

Le premier Playbill a été imprimé en 1884, pour un théâtre situé sur la 21e Rue, à New-York. Ils sont maintenant utilisés dans quasiment tous les spectacles de Broadway,  ainsi que dans de nombreuses productions plus petites. Au-delà de New-York, on trouve des exemplaires de Playbill dans la plupart des théâtres de Birmingham; Boston; Chicago; Cincinnati; Columbus, OH; Dallas; East Lansing; Houston; Indianapolis; Los Angeles; Miami; Minneapolis; Philadelphia; Phoenix; Pittsburgh; St. Louis; San Diego; San Francisco; et Washington, DC. On estime le nombre de copies distribuées chaque année à un peu moins de 4 millions, soit à peu près l'équivalent du magazine Time.

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Les articles dans Playbill traitent des changements qui surviennent chaque mois dans le monde du théâtre : les nouveaux spectacles, les nouveaux acteurs ou encore les stars qui font des apparitions exceptionnelles. Ces articles-là sont présents dans tous les exemplaires de Playbill, quel que soit le spectacle. Les versions spécifiques à un spectacle y ajoutent la liste des acteurs, leurs photos et biographies, la liste des scènes, ainsi que les chansons s'il s'agit d'une comédie musicale.

Lors de l'avant-première d'un spectacle sur Broadway, les playbills ont, sur leur couverture, un sceau spécial, ainsi que la date de l'évènement sur la première page. Ces numéros spéciaux peuvent aussi être achetés sur le site de de Playbill1. Ils sont alors envoyés dans des pochettes spécifiques, toujours avec le sceau "Avant-première" sur la couverture.

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Playbill a lancé en 1994 le site playbill.com , qui garde le même principe que le magazine: informer gratuitement de ce qui se passe dans le monde du théâtre. Si ce site se concentre surtout sur New-York, des informations sur des productions régionales ou en tournée (que ce soit sur le sol américain ou à l'international) sont également disponibles. Son principal lectorat est constitué des fans de Broadway bien sûr, mais aussi de professionnels de l'industrie. Très régulièrement mis à jour, playbill.com propose par ailleurs à ses membres de profiter de billets à prix réduits.

En 2000, Playbill a inauguré le site Playbillstore , un site de vente en ligne qui permet d'acheter des produits Playbill mais aussi les produits dérivés de la plupart des spectacles actuels, de Broadway ou d'ailleurs.

En 2006, Playbill a commencé à produire des artistes, à travers la nouvelle société Playbill Records. Les CD déjà produits sont notamment des compilations de chansons de comédies musicales, mais aussi des œuvres d'artistes de Broadway qui ont des carrières solo.

En 2007, les fans de Broadway peuvent se réjouir du nouveau bébé de Playbill : Playbill Radio. Il s'agit en effet d'une station de radio Internet qui propose en exclusivité des musiques issues des productions de Broadway. Cette station en ligne propose des podcasts et une bibliothèque de plus de 20 000 titres musicaux.

En 2011 Playbill a lancé un nouveau site internet, Playbill Vault. Il s'agit d'une gigantesque base de données retraçant toute l'histoire des spectacles de Broadway depuis les années 1930 : shows, acteurs, chansons, récompenses obtenues, anciennes éditions des playbills... Pour l'instant en version bêta, Playbill Vault ne cesse de s'agrandir, ayant pour vocation de couvrir à long terme les productions hors Broadway, ainsi que les spectacles proposés entre 1900 et 1930.

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15 décembre 2017

SoHo...

SoHo est un quartier de l'arrondissement  de Manhattan à New-York,  délimité par Houston Street au Nord, Crosby Street à l'Est, Canal Street au Sud et la Sixième Avenue à l'Ouest.

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Le quartier est devenu célèbre durant les années 1960 et les années 1970, alors que les usines abandonnées, installées dans les fameux Iron Building, offraient un espace immobilier bon marché pour les artistes. Le quartier fut classé district historique en 1973. Nombre d'anciens bâtiments industriels furent alors transformés en studios, en lofts. Dans les années 1990, SoHo comptait quelque 300 galeries d'art et était célèbre pour ses créations contemporaines (graffitis, happening, photoréalisme  etc.).

À la suite de cette réappropriation par une nouvelle population, le prix du mètre carré augmenta à nouveau, ce qui entraîna finalement un nouvel exode des artistes vers des lieux plus abordables. On y trouve encore cependant des galeries, mais surtout des boutiques de mode luxueuses. C'est devenu probablement un des quartiers de New York les plus touristiques, surtout durant le week-end.

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Le nom SoHo provient de South of Houston Street. SoHo est bordé par :

  • Greenwich Village et Noho au nord (North of Houston Street)
  • Little Italy  à l'est
  • Chinatown au sud

Le quartier de SoHo abrite une importante concentration de bâtiments utilisant la fonte pour la façade ou pour la structure. Il est classé comme quartier historique depuis 1973 et National Historic Landmark depuis 1978. Au niveau fédéral, il figure sur le Registre national des sites historiques.  

La fonte est utilisée au xixe siècle pour les façades et les structures des usines mais aussi des immeubles d'habitation. Grâce à la Révolution industrielle qui touche les États-Unis à partir des années 1850, le coût de production de ces matériaux diminue et ces derniers deviennent plus économiques que la pierre ou la btique. Aujourd'hui, beaucoup de ces anciens entrepôts ou usines sont reconverties en lofts, en bureaux, en galeries d'art ou en boutiques. Ils font l'objet de restaurations  depuis les années 1970.

Parmi les bâtiments les plus remarquables de SoHo figurent le E.V; Haughwout Building,  le Cheney Building, le Gunther Building ou encore le Roosevelt Building . Ces immeubles comportent en général cinq à six étages. Leurs façades se caractérisent par de grandes baies vitrées et la présence d'escaliers extérieurs rajoutés au début du xxe siècle. Les éléments de décoration sont nombreux et empruntés à l'architecture classique européenne de styles Renaissance ou Second Empire  : colonnes, arcades, corniche, balustrades, frises, etc.

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